LES TROUPES COLONIALES DANS LA CONQUÊTE ET LA PACIFICATION DU MAROC

Extrait du Carnet n° 117

 

Dès 1908, les tirailleurs sénégalais arrivent au Maroc : ce sont deux bataillons qui entrent dans la composition d'un corps de débarquement de 14000 hommes. Ils participent dans le corps du général d'Amade aux premières opérations du Tadla et en Chaouïa ; c'est le 2e BTS du commandant Aubert qui occupe Kasbah-Tadla ; le 23 juin 1908, il s'engage, à Sidi-Salah, contre 5 000 guerriers qu'il refoule.

Néanmoins, le haut commandement se montre réticent à l'emploi des Africains au Maroc et seul le 2e BTS est, pour le moment, maintenu sur ce théâtre d'opérations.

Cependant, les besoins en effectifs s'accroissant, on constitue une brigade mixte coloniale sous les ordres du général Ditte ; elle comprend les 1er et 2e régiments coloniaux de marche (colonels Gouraud et Comte), le régiment de tirailleurs sénégalais de marche (RTSM du lieutenant-colonel Mazillier, composé du 2e, 3e et 4e BTS), six sections de mitrailleuses et quatre batteries d'artillerie colo niale.

Cette brigade prend une large part aux opérations de dégagement de Fez. Elle participe également aux combats de Mechra-Bou-Derra, le 22 mai 1911, de N'Zala-Sidi-Amar, les 24 et 25, le tout sur un terrain difficile et dans des conditions climatiques très éprouvantes. Le 21 mai Fez est enfin délivrée. Puis les colonnes Gouraud, Ditte et Mazillier écrasent, en juin 1911, les bandes de Chérif-Moulay-Zim et s'emparent de Meknès le 8 juin. C'est encore le lieutenant-colonel Mazillier qui dégage une nouvelle fois, le 17 avril 1912, Fez investie par les tribus berbères révoltées. Puis, de son côté, le colonel Gouraud bat les Berbères à Hajra-Kohila, sauvant Fez une fois encore. Ainsi, la situation dans le sud-marocain, à la fin de l'été 1912, s'est sensiblement améliorée.

L'action se reportant vers le sud, c'est au colonel Mangin que l'on confie la mission de dégager Marrakech, avec une colonne de 4000 hommes, face à El-Hiba qui s'est proclamé sultan. Après le dur combat de Sidi-Bou-Othmane, le 6 septembre, où le succès est total, Mangin s'empare de Marrakech par un raid audacieux ; pour se donner de l'air, il lance en novembre 1912 des reconnaissances offensives vers l'est et le nord-est. Le 15, le 6e BTS obtient un beau succès en s'emparant du massif de Tasserimont, puis marchant sur Demnat, bat l'ennemi à Sidi-Driss, le 23 novembre, et le 25, sur l'oued Mahcer, pour finalement enlever le ksar de Djemaa-Entifa le 27.

En 1913, campagne contre les Zaïans et occupation de Khenifra en juin, par trois colonnes convergentes. Au Tadla, le colonel Mangin, avec deux colonnes, prend l'offensive contre les Zaïans et les défait à Botmat-Aïssaoua, le 26 mars.

Toute l'année, de violents combats opposent coloniaux et guerriers berbères. L'ensemble de ces opérations, très dures et coûteuses, a pour effet de délivrer les tribus du Tadla de l'emprise des montagnards Chleuhs et Zaïans.

A la fin de 1913, après l'envoi de nouveaux renforts, il y a douze BTS au Maroc.

Le 10 mai 1914, on occupe Taza et les troupes de Lyautey et de Gouraud y font leur jonction avec celles du général Baumgarten, venu de M'Soun, réalisant ainsi la liaison entre le Maroc occidental et le Maroc oriental. Le 27 juillet, les coloniaux mènent un très dur combat à Bab-Bou-Hamra; les pertes y sont lourdes et l'on déplore lamort du commandant Prokos, figure légendaire des troupes coloniales. Durant ce temps, Gouraud remporte des succès aux combats de Tfazza et de la montagne des Tsoul.

A la mobilisation de 1914, les troupes coloniales au Maroc comprennent : un bataillon européen d'infanterie coloniale (1er BIC) et six régiments mixtes d'infanterie coloniale (les 1er, 2e, 3e, 4e, 5e et 6e), trois batteries de 75 de campagne, quatre batteries de 65 de montagne, quatre compagnies de conducteurs et un escadron de spahis sénégalais. Le général Lyautey prélève sur ces troupes quatre bataillons européens et cinq BTS, pour les envoyer en métropole et ces unités entrent dans la composition de la division marocaine. Simultanément, de nouveaux BTS arrivent d'AOF pour relever ceux qui partent. Mais trop récemment recrutés, et insuffisamment instruits, ils vont s'avérer d'une valeur militaire inférieure à celle de leurs prédécesseurs, parfaitement aguerris (ancienneté de service, durée d'instruction, cohésion, expérience militaire...).

Le 13 novembre 1914, le commandant du cercle de Khenifra, le lieutenant-colonel Laverdure, à la tête du 1er BIC et du 5e BTS, est écrasé à El-Herri par une masse de guerriers Zaïans ; la colonne perd 33 officiers, dont Laverdure, 613 tués et 163 blessés, le matériel de deux batteries, des armes et des munitions en quantité, et c'est de justesse que Khenifra ne soit pas perdue, grâce notamment à l'énergique défense du capitaine Croll, resté avec une compagnie du 1er BIC. Une colonne de secours, sous les ordres du colonel Garnier-Duplessis (8e BIC, 9e, 10e, 11e et 14e BTS et deux batteries coloniales) se dirige rapidement sur Khenifra, venant de Kasbah-Tadla, tandis qu'une seconde colonne (13e BTS) arrive d'Ito. Khenifra se trouve très provisoirement débloquée, mais bientôt la place va se retrouver investie pour quatre ans ! 1914 et 1915 voient des formations coloniales embarquer pour la métropole et pour Gallipoli, mais elles sont aussitôt remplacées par des unités nouvellement formées en AOF.

En 1916, on élargit les zones occupées, sous l'action coordonnée de deux ou trois groupes mobiles (GM). En plein hiver et en montagne, le GM de Fez parcourt 600 km en 35 jours et livre de nombreux combats. En 1917, la jonction est établie, sur la Moulouya, entre les zones d'opération nord et sud, jusqu'alors séparées par l'Atlas.

Mais on sent, à l'ardeur et à la combativité de nos ennemis, que l'Allemagne agit en sous-main pour les, encourager... et les armer. Au Tadla, par des succès locaux, on parvient à maintenir, pour un temps, les tribus dans la soumission.

Durant l'année 1918, dans le sud, on tente d'élargir le couloir de Taza, nécessité vitale pour assurer la sécurité dans ce secteur. Ainsi, le 24 mai, le général Aubert réussit à capturer le camp d'Abd-El-Marek, au nord de l'Innaouen, puis il enlève sa position forte le 23 juin à Meiniris, malgré le tir efficace de nombreuses mitrailleuses d'origine allemande. Nouveau succès à Kifane, en septembre, et deux mois plus tard le couloir de Taza se trouve élargi de 40 km. Par ces brillantes opérations, le général Aubert, belle figure de marsouin, s'affirme comme l'un des meilleurs artisans de la conquête du Maroc.

Mais, en 1918, c'est au nord du pays que les troupes françaises doivent reporter leur effort, en particulier contre Si Moha-Nifrouten, dit le Sembali, car ce dernier a proclamé la guerre sainte. Le 6 août le lieutenant-colonel Doury l'attaque à la corne sud-est du Tafilalet : combat incertain, pertes cruelles, notamment au 15e BTS. Faute d'effectifs suffisants, on abandonne le Tafilalet et on doit ramener la limite de l'occupation à Erfoud (où le poste est tenu par le 14e BTS). Mais en novembre, le Sembali, après s'être proclamé sultan, soulève tout le sud et la rébellion fait tâche d'huile.

Le 25 janvier 1919, le lieutenant-colonel Mayade, de l'infanterie coloniale, remporte un premier succès contre les troupes du Sembali, à Ameikisat, et parvient à dégager Erfoud ; le Sembali va être définitivement écrasé le 31 juillet par le lieutenant-colonel Huré, remplaçant de Mayade.

Le groupe du Tadla, sous le commandement du colonel Freydenberg, entre à Ouaouizert, le 27 septembre 1922, en liaison avec la colonne Nangès (2e RTSM et une batterie coloniale de 75 de campagne). Durant l'année 1923, les unités coloniales prennent une part active à toutes les opérations, tant au nord qu'au sud, et on peut à cet égard citer l'exemple des troupes du colonel Freydenberg de l'Arme) qui ont passé huit mois en colonne!

Mais va s'ouvrir maintenant le plus important conflit que la France ait eu, jusque-là, à soutenir outre-mer : la guerre du Rif. Lorsque éclate l'insurrection, de nombreux ouvrages de la position de couverture du front nord sont tenus par des unités de tirailleurs sénégalais d'un des régiments du Maroc, le 1er RTSM (qui deviendra, en 1926, le 5e RTS). De nombreuses unités de renfort vont être fournies par les troupes coloniales. Le 2/1er RTSM occupe sur la ligne de couverture de la région au nord de Fez trois secteurs :

- Aoudour : 8e compagnie, capitaine Pietri,

- Aoulaï : 7e compagnie, capitaine Duboin,

- Bou-Halima : 5e compagnie, capitaine Le Baron.

Ce sont les postes installés et tenus par ces trois compagnies qui vont subir les premiers assauts de l'ennemi. Elles vont y déployer une valeur et un courage qui vont jusqu'à l'héroïsme. Leur attitude montrera bien la valeur une fois de plus confirmée des tirailleurs noirs dans les missions de défense sans esprit de recul, où leur fidélité aux chefs qu'ils estiment les conduit sans faiblesse au sacrifice final, si besoin est. Dans ces circonstances, leur résistance sans faiblesse à un ennemi implacable se soldera par de très fortes pertes. Occupant des ouvrages de qualité moyenne, voire médiocre, ces héros auront longtemps arrêté des milliers de guerriers fanatisés, et largement contribué à couvrir Fez et Taza, et par là même tout le Maroc.

Dès le 15 avril 1925, les Rifains encerclent tous les postes de la 8e compagnie, de Beni-Derkoul, d'Achir-Kane et de l'Aoudour, du Bibane et de Dar-Remik. Au Bibane, l'ouvrage est attaqué sans relâche du 25 avril au 30 mai et ce n'est que le 13 mai que le GM du général Colombat peut ravitailler le poste ; à partir du 24 il subit l'attaque de 2 000 Rifains qui, le 5 juin, le submergent à 16 h ; ce poste était simplement tenu par le sergent Bernez-Cambot, avec quatre Européens et 25 tirailleurs sénégalais ; tous meurent ou disparaissent !

Le poste de Dar-Remik est attaqué en mai ; ravitaillé à son tour par GM Colombat, il est évacué de justesse et sa garnison, conduite par le sergent Peron, rejoint celle du Bibane, dont elle suivra le sort.

Au poste de l'Aoudour, le lieutenant Franchi et le sergent Rodin, avec quelques Européens et 39 tirailleurs, repoussent une première attaque ; après avoir été ravitaillé par le GM du colonel Nogues, le poste est évacué de nuit, sur ordre, l'eau faisant totalement défaut.

Achir-Kane va subir un siège de 52 jours et, faute d'eau, les postes commandés par les sergents Morel et Vautrin, avec 25 tirailleurs, seront repliés sur ordre le 8 juin.

A Beni-Derkoul, un lieutenant de 23 ans, Pol Lapeyre, secondé par le sergent Béovardi, avec trois Européens et 35 tirailleurs sénégalais, va du 15 avril au 30 mai résister à des assauts répétés ; après avoir été ravitaillé, le post va encore tenir jusqu'au 14 juin; mais l'eau manque et il n'y a plus ni mitrailleuse en état de tirer, ni grenades ; devant l'impossibilité de voir son poste dégagé, ou évacué, le lieutenant Lapeyre, à bout de tout, décide à 19 h 30, le 14 juin, de mettre le feu à la poudrière conservée à cet effet et il se fait sauter plutôt que de se rendre.

Le poste de Tafrant a plus de chance et le capitaine Pietri, de la 8e compagnie, n'étant pas attaqué directement, pourra conduire les détachements de ravitaillement vers les différents postes de sa compagnie.

Les postes de la 7e compagnie soutiennent, de leur côté, des sièges en règle.

Le poste de l'Aoulaï, tenu par le capitaine Duboin, le lieutenant Charpenel, le sergent-major Ristorto, sept Européens et 38 tirailleurs, est violemment bombardé dès le 1er mai et, le 10, la tour de guet s'écroule, sa garnison massacrée ; le 11 mai, le lieutenant Charpenel est tué ; lesinterventions de l'aviation forcent les Rifains à renoncer à s'emparer du poste. Par contre, le blockhaus de l'Ouartzagh succombe sousles attaques d'une foule d'assaillants le 6 mai, le sergent Joandet est tué et aucun des 17 défenseurs n'en reviendra vivant.

Le poste de M'Ghala, commandé par le sergent Parigny et défendu par 27 tirailleurs, ne sera débloqué qu'après un siège de 22 jours.

A Bab-Cheraka, le lieutenant Morini et le sergent Bohême, avec leurs tirailleurs, résistent aux assauts des Rifains qui les bombardent avec le canon du blockhaus dont ils se sont emparé ; complètement isolé, le poste, après une résistance héroïque, tombe le 13 mai, et il n'y aura aucun survivant.

Pendant ce temps, le poste de Bou-Hadi subit un sort identique le 15 mai. Les positions de la 5e compagnie subissent, elles aussi, de très violentes attaques. Le poste de Médiounna est enlevé, alors que le capitaine Resplandy est assassiné et le lieutenant Bourgerette tué. Bab-Mizab " ancien " est bombardé dès le 10 mai, et le lieutenant Thomas et sa petite garnison sont recueillis le 29 par un GM et le poste de Bab-Mizab " nouveau " est replié le 31, après avoir soutenu un siège de 33 jours.

Le poste d'Aïn-Matouf va connaître un épisode qui mérite d'être conté. Tenu par le soldat de 2e classe Berger, un caporal africain et onze tirailleurs commandés par le sergent Magnien ; ce dernier est tué et le caporal sénégalais vient trouver Berger et lui dit : " Tu es le seul Blanc ici, c'est toi qui doit nous commander, nous t'obéissons ", et Berger, s'étant parfaitement comporté, reçoit la croix.

Aïn-Matouf dégagé par le GM du colonel Freydenberg le 30 mai, les survivants de la garnison furent envoyés au poste de Kouba, où Berger sera tué. En effet, le poste de Kouba, commandé par l'adjudant Chrétien, subit d'abord un bombardement intense, puis succombe le 30 juin sous la masse des Rifains ; il n'y aura aucun survivant et les ossements des défenseurs seront retrouvés à leur poste de combat.

A Bou-Halima, le commandant de la 5e compagnie, capitaine Le Baron, avec 35 hommes, subit des assauts à partir du 21 juin; le 31 juillet, après avoir fait sauter ses dernières munitions, il se replie, recueilli par le GM Lagarde, en emmenant tout son matériel et ses mulets.

Le poste d'Aïn-Bou-Aïssa, tenu par la lère compagnie du 12e RTS, lieutenant Heuze, encerclé depuis le 15 juin, ravitaillé le 24, est enfin bombardé au canon et vivement attaqué le 26 juillet ; démuni d'eau, un tiers des hommes hors de combat, les survivants résistent pied à pied dans les ruines du poste, fortement ébranlé par l'explosion de la poudrière atteinte par un obus le 30 juillet ; à la tombée de la nuit, n'ayant plus d'autre issue, une poignée de tirailleurs réussit à percer.

Durant ce temps, d'autres formations des troupes coloniales prennent part aux opérations actives, dans les rangs des différents GM. Le GM du lieutenant-colonel Durant, avec les lère et 3e compagnies du 1er RTSM, opère à Aïn-Aïcha et, en mai 1925, le GM du colonel Freydenberg, avec les 2e et 3e bataillons du RICM, le 1er bataillon du 10e RTS, est chargé de couvrir Fez, objectif avoué d'Abd-El-Krim. Ce groupement, de même que le 1er RTSM, participe aux nombreux combats de la première phase des opérations: dégagement, ravitaillement, ou repli des postes, comme on l'a vu précédemment, du 4 mai au 15 juin 1925.

Il faut citer l'affaire d'Aïn-Médiouna, où le lieutenant Bouscatier, avec un détachement du RICM, est encerclé dans ce poste depuis un mois et bombardé au canon ; le 11 juin, un groupe franc de quatre officiers et 40 légionnaires, tous volontaires, tente de dégager le poste de nuit; un très violent combat à la grenade et au couteau s'engage alors dans l'obscurité, et sept survivants rejoindront la colonne à l'aube, ayant constaté que toute la garnison avait disparu, à l'exception d'un Sénégalais qui, grièvement blessé, parvint à rentrer.

Au cours de l'été 1925, débute la seconde phase des opérations. Les 1er bataillons des 18e et 24e RTC (RTS) et le 3e du 10e RTC sont engagés dans la réduction des tribus Tsoul et Branés, alors que le 1er bataillon du 8e RTC parvient à dégager le poste de Tifilassen. En septembre, ce sont les 1er et 2e bataillons du RICM qui opèrent dans la région de Ouezzan, autour d'Issoual et de Teroual.

De son côté, la 35e DI qui comprend le RICM (brigade Garcin) et le 16e RTC (brigade Nieger) réoccupe en août le pays de Beni-Zeroual, d'où est partie la grande insurrection. Mais ce n'est que l'année suivante que la brigade Nieger écrasera à Doukkene les dernières bandes de Beni-Zeroual. Par ailleurs, les 53e et 55e bataillons de mitrailleurs Indochinois sont engagés dans le secteur de Taounat.

Pour cette campagne de 1925, les pertes dans les troupes coloniales sont de :

- 28 officiers, 269 sous-officiers et soldats tués,

- 5 officiers, 75 sous-officiers et soldats disparus,

- 46 officiers, 546 sous-officiers et soldats blessés, pour un effectif engagé de 35 bataillons et sept batteries.

En 1926, les unités coloniales prennent part aux dernières opérations et à l'offensive finale de la guerre du Rif. Le 22 juin 1926, le 2e bataillon du 1er RTSM se distingue au combat d'Aïn-Gtar, dans la région d'Issoual.

Mais maintenant l'effort militaire va se reporter vers la grande tache de Taza, et en juillet 1926 on déclenche une vaste manœuvre d'encerclement de cette zone. Du 14 au 17 juillet ont lieu de violents combats auxquels prennent part les 5e, 8e et 16e RTS.

Puis, en août 1929, c'est le 2e bataillon du 5e RTS qui combat dans le Tadla ; de mai 1929 à mai 1933, le 3e bataillon du 5e RTS opère dans les territoires du sud-marocain.

Ce sera encore le 5e RTS (le régiment du Maroc) qui en janvier 1932 combattra au Tafilalet, puis, en 1933, prendra part à la réduction du Djebel-Sagho, dernier repaire des dissidents, mais pour cela on devra soumettre le Bou-Gafer à un blocus rigoureux avant d'obtenir enfin la reddition des derniers insoumis le 25 mars 1934.

L'artillerie coloniale a été, elle aussi, de tous les combats, et le RACM (autre régiment du Maroc) a participé à toutes les opérations du front saharien, avec trois groupes de 75 et de 105, et des unités de position de 75 et de 155.

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